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Le temps s'espace Photo: Felipe Antaya et Tomy Grenier (Montage) 16 août 2007 Quelle belle sensation que c'est de ne penser qu'à l'espace et au temps par Jonathan Bergeron L'espace s'écoulait Le temps s'espaçait Et nous nous les buvions Dynamiquement comme ces arbres nus en formes de neurones qui boivent à même l'éthernel L'espace s'écoulait Le temps s'espaçait Et le peuple exigeait : -qu'il n'y ait que de la mort naturelle -que les dieux reconnaissent qu'ils ont besoin de nous -et que tout ce qui est «non-vie» soit transformée en «vie» car tel est le but de l'univers L'espace s'écoulait Le temps s'espaçait Avec toute la joie d'avoir enfin compris Que le quotidien existait même chez les dieux L'espace s'écoulait Le temps s'espaçait Tout près au loin avec ce reste d'humain Qui vivait comme un astronaute recyclant tout Jusqu'au pipi Et qui avait à temps perdu écrit ces quelques vers : «Se retrouver sans jamais s'être perdu Se retrouver avant de s'être d'abord trouver Tantôt nous sentons les plafonds trop bas Nous écraser sans voir les murs à l'horizon Tantôt nous sentons les murs trop étroits Mais tout en ayant accès à toutes les étoiles Les morts nous les enterrerons plus tard Le repas nous le mangerons froid Car à présent voici La planète Terre clouée sur une croix Et qui, une fois morte, sera mise dans un cercueil Pour être enterrée dans le soleil Mais avant, elle s'apprête à être pendue Espérons de toutes nos forces que la corde sera élastique» |
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